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Les Madelinots débarqueront leurs matières résiduelles chez nous

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 15 mai 2008 à 15:56
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Les Madelinots débarqueront leurs matières résiduelles chez nous
Robert Béliveau, directeur général de la SDDA
Les Madelinots débarqueront leurs matières résiduelles chez nous
C'est par une nouvelle de Radio-Canada que Robert Béliveau a appris que la société qu'il dirige, la Société de développement durable d'Arthabaska (SDDA), accueillerait les matières résiduelles des Madelinots. «Nous, on n'a pas encore reçu de confirmation écrite!», s'est exclamé M. Béliveau.
Il a toutefois confirmé que des discussions étaient en cours depuis près d'un an avec les autorités municipales des Iles-de-la-Madeleine, à la toute veille d'éteindre et de démanteler leur vieil incinérateur.

Les représentants des Îles et ceux des Bois-Francs avaient entrepris leurs premières discussions à l'occasion du 20e Forum Sésame tenu à Victoriaville en juin 2007. Les Îles ne sont pas membres du réseau international, mais avaient délégué des observateurs à la rencontre.

Les Îles-de-la-Madeleine deviendraient le premier client de la SDAA, cette nouvelle société composée à 51% d'actionnaires municipaux et à 49% par Gaudreau Environnement. La société d'économie mixte possède et le Centre de tri et le lieu d'enfouissement technique de Saint-Rosaire. Elle dessert en priorité ses quinze municipalités actionnaires.

Pour rentabiliser ses équipements, elle offre aussi ses services à d'autres clients, à la condition expresse qu'ils ne lui acheminent pas que des ordures. «On a refusé plusieurs contrats parce qu'on voulait ne nous acheminer que des déchets», a mentionné M. Béliveau.

La SDDA accueillerait ainsi les déchets et une partie des matières récupérables en provenance de l'archipel (6 000 tonnes, selon Radio-Canada). Ces matières seraient d'abord transportées par bateau jusqu'à Matane, pour ensuite prendre la route par camion, pour arriver au site d'enfouissement de Saint-Rosaire et au centre de tri à Victoriaville.

Et c'est ce même camion, qui une fois débarrassé de son chargement et nettoyé, poursuivrait sa route jusqu'à Montréal afin d'aller chercher de quoi ravitailler les Madelinots.

«Ils nous enverraient une partie de leurs matières récupérables puisqu'ils possèdent un centre de tri. Et, comme, là aussi, les citoyens ont un bac brun, il y a récupération des matières putrescibles», a expliqué Robert Béliveau.

Il avait été question que ces matières quittent l'archipel, a-t-il ajouté, mais, finalement, on aurait jugé plus efficace d'améliorer les procédés de compostage, expertise que pourra aussi fournir la SDDA.

Selon la journaliste de Radio-Canada, le contrat que signeraient les Îles avec la SDDA serait d'une durée de cinq ans. Ce qui donnerait le temps au Centre de recherches sur les milieux insulaires et maritimes d'expérimenter de nouvelles technologies, les Madelinots souhaitant parvenir à traiter complètement, chez eux, tous leurs déchets.

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