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Me Anctil fait valoir la «crédibilité» du témoignage de son client

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 18 juillet 2008 à 16:37
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Me Anctil fait valoir la «crédibilité» du témoignage de son client
Me Jean-Philippe Anctil
Me Anctil fait valoir la «crédibilité» du témoignage de son client
Le juge Guy Lambert devrait acquitter Jean-François Provencher des accusations d'attentat à la pudeur qui pèsent sur lui, parce que son témoignage, ainsi que celui de sa mère, sont «fermes», «catégoriques», «crédibles», a plaidé son avocat, Me Jean-Philippe Anctil. «L'accusé a témoigné avec aplomb, ne cherchant pas à éviter les questions, aussi volubile avec la défense qu'avec la poursuite.»
Le procès de l'ex-résidant de Victoriaville s'est conclu, vendredi après-midi, après la plaidoirie du procureur de la défense.

La procureure de la poursuite, Me Nathalie Leroux, s'est engagée à déposer sa plaidoirie, par écrit, au juge Lambert le 15 août. Me Anctil aura ensuite jusqu'au 5 septembre pour lui donner la réplique.

Le juge Lambert les a tous deux avisés que s'il n'était pas en mesure de rendre sa décision le 22 octobre, il les en informerait à l'avance.

Pendant 45 minutes, Me Anctil a résumé les faits mis en preuve au cours des deux journées du procès.

Selon lui, aucun élément ne permet de douter de la crédibilité du témoignage de l'accusé, corroboré par celui de sa mère, notamment sur son emploi du temps à l'époque (entre 1965 et 1968) où auraient eu lieu les abus dont il est accusé. «Il est certain que l'accusé n'était pas là» quand la fillette, qu'était alors la plaignante, se rendait au 18, rue St-Augustin, après la classe.

La preuve tient dans ce registre de payes qu'a produit à la Cour M. Provencher et dans le témoignage de sa mère, a soutenu Me Anctil.

Le procureur a également dit qu'il était impossible que les infractions aient pu avoir lieu la fin de semaine, la mère de Jean-François ayant aussi affirmé que si elle et son mari recevaient, chez eux, les parents de la victime alléguée, c'était toujours sans leurs enfants.

Si les abus avaient vraiment eu lieu, a poursuivi, Me Anctil, pourquoi la victime alléguée, son conjoint, ses sœurs dont celle qui aurait aussi subi des attouchements sexuels de l'accusé, auraient continué d'entretenir d'aussi bonnes relations avec l'«abuseur», s'est demandé Me Anctil, ajoutant que tout cela était «curieux».

«Ça n'a pas de sens!», a ajouté le procureur, parlant notamment du conjoint de la victime alléguée qui, connaissant toute l'histoire, fréquentait occasionnellement l'«agresseur de sa femme», jouait au golf en sa compagnie, se rendant même chez Jean-François Provencher pour travailler avec sa conjointe.

Toujours selon Me Anctil, cette plainte pour attentat à la pudeur aurait été portée quelque temps après que, la victime alléguée, sorte «déçue, extrêmement déçue» que Jean-François Provencher ne lui vienne pas en aide pour régler des problèmes à son travail. «Pourquoi la plaignante a-t-elle mentionné à l'enquêteur que les filles de l'accusé pouvaient aussi avoir été abusées sexuellement. Pourquoi chercher à lui faire du tort?»

«Vous avez à juger de la crédibilité des témoins», a conclu le procureur de Jean-François Provencher au juge Lambert, relevant certaines «contradictions» dans les témoignages de la victime et de ses sœurs.

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