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Un premier court-métrage pour François Dallaire et Yanik Gendron

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Article mis en ligne le 1 décembre 2007 à 10:33
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 Un premier court-métrage pour François Dallaire et Yanik Gendron
Yanik Gendron (Martin), comédien et metteur en scène, le comédien Michel Brière (Jacko), le réalisateur et producteur François Dallaire et le comédien Denis Beaubien, ont tous participé à l’aventure du court-métrage Agartha.
Un premier court-métrage pour François Dallaire et Yanik Gendron
Parents, amis et partenaires financiers se sont rassemblés vendredi au Ranch Minçavi de Danville, malgré une température difficile, pour visionner le résultat du premier tournage de 33 minutes de François Dallaire et Yanik Gendron. Tourné en février 2005, sur les lieux des aires de rebuts de la Mine Jeffrey à Asbestos, Agartha aura fait vivre à la petite équipe de neuf personnes l’aventure court-métrage à -40 degrés Celcius.
Agartha est le premier court-métrage de François Dallaire. Celui-ci est revenu s’installer en 2002 près de Victoriaville, après avoir passé dix ans à Montréal où il a suivi sa formation en conception sonore sur ordinateur à l’école MusiTechnique.

Le film met en scène trois camarades extrémistes, Michel (Denis Beaubien), Jacko (Michel Brière) et Martin (Yanik Gendron), qui décident de s’engager dans une expédition jusqu’au bassin de l’Artique centrale, dans le but de découvrir nulle autre que la mythique cité perdue des Atlantes, Agartha. Ils franchiront ensemble le point de non-retour, où Michel devra répondre du sort de ses amis, comme de sa propre vie.

«Le scénario est issu d’un poème, que j’avais précédemment écrit en 2004 pour une soirée de poésie de la troupe de théâtre amateur d’Asbestos», raconte le réalisateur, qui porte également les chapeaux de scénariste, caméraman, concepteur sonore et visuel, monteur et maquilleur, pour les besoins de la mini-production de 2 500 $.

La rencontre avec son metteur en scène et co-scénariste Yanik Gendron, au moment de son arrivée dans la troupe de théâtre pour lequel il jouait, aux côtés d'ailleurs des comédiens de ce premier film, fut déterminante. «C’est grâce à son intérêt pour le projet et à son support artistique, que j’ai eu la motivation nécessaire à remanier le scénario, pour lequel on a gardé uniquement les narrations en vers et réservé les dialogues du film à une seule et unique scène», explique François Dallaire.
«On apprend vite -40 !»
Le tournage, qui s’est échelonné sur trois fins de semaine et dont le montage ne s’est terminé qu’en avril 2006, aura fait vivre toute une aventure en faisant passer l’équipe par toutes les gammes d’émotions. Les comédiens, issus du théâtre amateur, ont d’abord rapidement pris conscience des différences marquantes entre jouer sur les planches d’un théâtre estival et tourner à l’extérieur dans des conditions particulièrement difficiles.

«On apprend vite à à -40 degrés Celcius!», avoue en riant le co-scénariste et comédien Yanik Gendron, également propriétaire du Théâtre d’Asbestos, en faisant référence aux conditions du tournage qui ont grandement facilité la compréhension mutuelle des membres de l’équipe quant aux différentes scènes à tourner.

«Nous n’avions qu’une petite tente chauffée pour nous réchauffer, alors les comédiens et les techniciens y faisaient un saut, et retournaient tourner rapidement les scènes», ajoute à cela M. Dallaire, qui a heureusement réussi à tourner certaines de celles-ci en une seule fois.

Les conditions difficiles auront laissé plusieurs souvenirs marquants aux comédiens et à l’équipe de tournage, dont celui d’une battue organisée pour retrouver un pic, qui était une location, lancé au cours d’une scène par Denis Beaubien…Un autre, plus douloureux, aura marqué Denis Beaubien, qui a dû subir les «trucs de maquillage» de son réalisateur, en recevant de la cire chaude dans le visage et la barbe, question de leur donner l’aspect du frimas. Michel Brière a également fait remarquer qu’il comprenait les acteurs de cinéma de se faire doubler pour les cascades, lui qui a dû apprendre à tomber plus d’une fois, harnaché par son équipement d’alpiniste.

François Dallaire avoue que le projet était un peu téméraire, en regard de sa première expérience de tournage et du degré de difficulté des effets spéciaux à concevoir. «Les images ont été entièrement retouchées avec Photoshop, à raison de trente images par secondes, pour un total de 18 000 images à retoucher», indique le concepteur. Tout était nouveau pour moi, à tous les degrés techniques que nécessitaient le tournage».

Bien que le court-métrage a été présenté à quelques concours et festivals, le réalisateur et le metteur en scène du projet n’ont aucune intention de le diffuser à grande échelle. «Pour nous, le plaisir a été de le faire», indique Yanik Gendron.

Par contre, François Dallaire ne s’arrêtera pas à cette première expérience. «J’ai déjà trois scénarios de films devant moi», souligne le nouveau réalisateur. D’ici un an, les deux partenaires de théâtre devraient collaborer de nouveau dans un film racontant rien de moins que les aventures d’un astronaute en orbite autour de la Terre.

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