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Un second sommet pour Dany Dion et le CLDI

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Article mis en ligne le 21 avril 2008 à 12:12
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Un second sommet pour Dany Dion et le CLDI
Dany Dion et Céline Desautels, en compagnie des réalisateurs Alexandre Bédard et Virgil Héroux-Laferté
Un second sommet pour Dany Dion et le CLDI
Bien que son organisatrice, Céline Desautels, espérait une température moins clémente afin d’accueillir plus de spectateurs, l’émotion et la satisfaction étaient au rendez-vous lors de la présentation du documentaire «Namaste» (Bonjour! Au revoir!), qui a tout de même attiré près de 250 personnes au Laurier, en ce beau dimanche après-midi. Selon son organisatrice, l’activité aura finalement permis d’amasser une somme estimée à 3 000 $.
Tourné en octobre dernier au moment de l’ascension du Yala Peak au Népal par Dany Dion, la présidente du Comité de loisirs en déficience intellectuelle Céline Desautels et une équipe de 13 valeureux qui ont accepté de marcher pour la bonne cause, «Namaste» laisse entrevoir des paysages à couper le souffle et des réalités qui tranchent avec celles rencontrées sur le continent nord-américain.

«Et ce que nous vous présentons, a souligné un des deux réalisateurs Alexandre Bédard, à la fin de la présentation, ce n’est qu’un tronçon de la réalité que nous avons vécue là-bas.»

Alexandre Bédard et Virgil Héroux-Laferté ont participé tous les deux à l’expédition, et ont entièrement réalisé et effectué le montage de façon bénévole. Simon Hallé s’est joint à l’équipe par la suite afin de s’occuper du côté musical du documentaire. Alexandre est ce marcheur qui a malheureusement dû être évacué par hélicoptère, dès le début de l’ascension, pour des raisons de santé.

Ce qui frappe particulièrement au visionnement de ce documentaire, dont la Mme Desautels espère offrir une seconde représentation à court terme, c’est qu’au-delà du paysage naturel, le documentaire lève le voile sur le paysage humain. Des humains authentiques, qui vivent leurs émotions en temps réel, sans maquillage, sans artifice. Des visages sur lesquels ont voit défiler tour à tour l’excitation, la joie, la fatigue, la colère, la déception, le stress, puis à nouveau l’enthousiasme, suivi de l’euphorie générale au moment d’atteindre les sommets.

Des humains prêts aussi à mettre leur orgueil sur le billot, pour assurer la sécurité de leurs pairs, et la leur. C’est ainsi que parvenue à 4 800 mètres d’altitude, au camp de base, Céline Desautels a pris la pénible décision de s’arrêter personnellement à cet objectif, qu’ils s’étaient de toute façon fixé au départ.

«Ce fut une expédition extrêmement difficile. Les marcheurs ont tout donné, mais l’adaptation était pénible et l’ascension a été trop rapide, dès le début», a raconté Mme Desautels, qui a vécu elle-même l’ascension du Kilimandjaro aux côtés de Dany Dion.

Au-delà encore des émotions, il y a eu les leçons. Des événements qui font prendre conscience que même sans handicap, on peut rencontrer l’échec et inversement, même si l’on vit avec une déficience intellectuelle, on peut avoir la sagesse de reconnaître ses limites et ainsi choisir de ne pas aller plus loin.

À la suite de la décision de Céline, Dany Dion, qui trouvait également l’expédition de plus en plus exigeante, a fait le choix de s’en tenir lui aussi à l’objectif de départ, le camp de base. Les douze autres marcheurs ont poursuivi leur ascension, non sans peine et essoufflement, jusqu’au sommet du Yala Peak.

«C’est certain que j’étais déçu de ne pas poursuivre l’expédition avec les autres, a raconté M. Dion, mais c’était ma décision et je ne voulais surtout pas, par ma fatigue, risquer aussi la vie des autres.»

Même après avoir vécu l’ascension du Kilimandjaro, celle du Népal a eu un grand impact sur la vie de Dany, dont les compagnons ont souligné à maintes reprises le courage et la détermination à la suite du visionnement.

«Il y a toujours une transformation qui se fait. Chaque voyage nous amène à de nouveaux endroits, mais aussi à de nouveaux questionnements et des adaptations. Chacun avait des attentes, j’avais aussi les miennes. Nous avions chacun nos forces aussi», se rappelle le grand explorateur, qui a visiblement ramené de son voyage une pleine valise de sagesse…

L’ascension du Yala Peak aura permis cette fois à l’organisme d’atteindre son objectif de 15 000 $, qui serviront à financer le camp de jour à l’enfance prévu pour 2008. Celle du Kilimandjaro et son documentaire «Un pas devant l’autre» a récolté pour sa part 25 000 $, en plus de permettre à l’organisme de jouir d’une importante visibilité et de rallier énormément de gens à sa cause. «Le documentaire continue de circuler dans toutes les écoles de la région et Dany est accueilli en vedette partout sur son passage. Les jeunes lui posent beaucoup de questions, il devient pour eux un modèle de détermination», a finalement conclu la coordonnatrice, Céline Desautels.

Suite au visionnement du nouveau documentaire, les spectateurs ont justement eu droit un programme double en voyant ou revoyant la première expédition de Dany Dion pour le CLDI.

Parmi les expéditions à venir pour le CLDI, un pèlerinage à St-Jacques-de-Compostelle (le groupe est complet) est prévu pour mai, un retour au Kilimandjaro en octobre et l’Ile de la Réunion pour le printemps 2009, pour laquelle s’est d’ailleurs inscrit Dany Dion. Pour obtenir plus d’informations sur les activités du cldi, il est possible de visiter leur site web au www.cldi.info .

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