Le maire Jean-Philippe Bachand
Asbestos : un projet dont l’ampleur impressionne
Le projet de complexe intégré de matières résiduelles, Estrie Enviropôle (appelé auparavant Jeffrey Maybach), a impressionné les quelque 250 personnes qui ont participé, mardi soir, à la rencontre d’information organisée par la Ville d’Asbestos. «Les citoyens ont été impressionnés par l’ampleur du projet. Les gens se disent qu’ils ont enfin pu voir le projet dont ils ont tant entendu parler», a commenté le maire Jean-Philippe Bachand.
Les participants ont pu, en quelque sorte, voir ce projet avec la présentation audiovisuelle en 3D proposée par les promoteurs
Pour le maire d’Asbestos, une tendance semble se dessiner. «C’est positif dans l’ensemble, un beau projet de l’avis de plusieurs», a-t-il indiqué.
Avant que le conseil municipal ne prenne position, les élus tenaient à cette soirée d’information grand public pour informer les citoyens sur ce projet évalué à 50 millions de dollars et qui pourrait se traduire par la création de 220 emplois.
«Le complexe pourrait recevoir 825 000 tonnes de matières résiduelles qu’on revaloriserait de diverses façons : recyclage, compostage, gazéification et bioréacteur, c’est-à-dire la mise en valeur des matières résiduelles pour en retirer le maximum d’énergie», a expliqué le maire Bachand.
On pourrait ainsi voir la transformation des matières en électricité ou en gaz naturel, par exemple.
La présentation a duré environ 90 minutes, sans question de l’auditoire. «Pour nous, c’était clair. Il s’agissait d’une soirée d’information. À la suite de la présentation, les participants pouvaient questionner les promoteurs», a souligné le maire d’Asbestos.
Cette soirée, d’ailleurs, ne constituait que le début d’un processus. «Les promoteurs, a précisé Jean-Philippe Bachand, entameront, au cours des prochaines semaines, une tournée de consultation par groupes à travers la MRC.»
D’ici la fin de mai, les élus d’Asbestos, les promoteurs du projet, les maires de la MRC des Sources et les membres de la Régie intermunicipale de gestion des matières résiduelles se rencontreront à la Mine Jeffrey pour faire le point et ils auront droit à une visite guidée du site où s’implanterait le centre.
«Nous analyserons attentivement le dossier avant que le conseil ne statue sur l’orientation à privilégier. En juin, nous aurons peut-être une idée, mais ce n’est pas coulé dans le béton», fait remarquer le maire d’Asbestos.
Jacques Blaquière
Commentaire mis en ligne le 30 avril 2008Dans le langage vernaculaire, ce projet se nomme création d'un dépotoir. Parlez-en aux citoyens du Quartier St-Michel à Montréal qui habitaient autour du dépotoir de l'ancienne carrière Miron. La senteur dégagée par ce genre d'activité est beaucoup plus impressionnante que le projet de 220 emplois lui-même. C'est beau trouver un gagne-pain mais si ce même gagne-pain coupe la valeur marchande de toutes les résidences bâties dans la région, est-ce une bonne idée? Asbestos qui est pourtant une belle municipalité aurait davantage intérêt à remplir le «trou» avec tous les détritus qu'il y a autour plutôt qu'à le remplir avec des déchets. Cela augmenterait la valeur des propriétés au lieu de la réduire avec l'installation de la puanteur d'un dépotoir régional. J'avais comme projet d'aller m'établir dans la région d'Asbestos, mes amis me le déconseillaient et maintenant ce projet impressionnant me fera réfléchir assez longtemps avant de prendre une décision finale.